Zéro artificialisation des sols : densification et ré-aménagement du territoire parmi les solutions

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Parmi les solutions, la densification des zones urbaines

Parvenir à « zéro artificialisation nette des sols » (ZAN) : tel est l’objectif de moyen-long terme que fixait le gouvernement en juillet 2018 dans le cadre du Plan Biodiversité. Un objectif qui implique les collectivités locales, mais aussi toute la filière construction. Cette dernière est en effet concernée au premier chef dans la mise en œuvre des politiques d’urbanisme et d’aménagement des territoires. Elle l’est aussi dans son offre de solutions… qui favorisent l’économie circulaire du secteur.

Deux pistes peuvent être explorées simultanément, chacune concourant à limiter la consommation d’espaces naturels, voire à « re-naturaliser » des espaces : la densification et le ré-aménagement du territoire

Densification

Première piste exploitable : une meilleure organisation de l’espace urbain, avec une densification des logements et des activités économiques le long des axes de transports en commun.

Au niveau des constructions neuves, il s’agirait à la fois de mieux exploiter les sous-sols pour accueillir des parkings sur plusieurs niveaux, d’accroitre le nombre d’étages des immeubles et de végétaliser les toitures.

Au niveau du patrimoine bâti, il faudrait tout à la fois réhabiliter les bâtiments pour les mettre aux normes (isolation thermique…), les rehausser et végétaliser leurs nouvelles toitures.

Parallèlement, le développement des équipements en transports en commun et en modes doux devrait être poursuivi.

Ré-aménagement du territoire

Deuxième piste : décongestionner les grandes agglomérations au profit des villes moyennes et rurales en multipliant les bassins de vie tout en développant en parallèle les infrastructures de transport (rail notamment) et les réseaux de communication numérique (fibres…). En assurant un meilleur équilibre habitat/emploi, ce nouvel aménagement des territoires limiterait les effets pendulaires entre les métropoles et leur périphérie. Il dynamiserait les possibilités offertes par le secteur numérique (qui s’affranchit des distances), notamment par le télétravail.

Certes, ce transfert d’activités et de logements des métropoles vers des agglomérations de taille plus modeste va s’accompagner de construction de nouveaux bâtiments pour les accueillir. Ainsi, deux conditions doivent être réunies pour que le bilan de l’opération reste positif et que le solde soit effectivement « zéro artificialisation nette ».

La première : exiger des nouvelles constructions réalisées en zone moins tendues qu’elles optimisent l’emprise au sol (exploitation des sous-sols, immeubles en hauteur, toitures végétalisées…).

La seconde : bien prendre en compte la « re-naturalisation » des surfaces que va libérer, dans les grandes villes, une moindre présence d’activités économiques et de populations.

A noter : l’une et l’autre de ces deux pistes qui visent l’objectif ZAN, la densification et le ré-aménagement du territoire, gagneront à être exploitées en utilisant, pour la réalisation des chantiers, des matériaux de construction issus des ressources locales. Les collectivités joueraient alors à plein leur rôle moteur dans l’économie circulaire de leur territoire.

Deux solutions « Aménagement du territoire » pour aller vers le « zéro artificialisation nette des sols »

Des réponses au « zéro artificialisation nette des sols » favorables au développement durable