Le maire de Pérignat-ès-Allier (63) met en avant la mue réussie d’une carrière en Ecopôle

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Jean-Pierre Buche, maire de Pérignat-ès-Allier

 

Pour Jean-Pierre Buche, la renaturalisation des gravières implantées sur sa commune constitue une vitrine objective pour les élus qui hésitent à permettre l’exploitation de carrières sur leur territoire.

 

 

 

« C’est le climat favorable régnant entre les différents acteurs, à savoir les élus des deux communes concernées, Pérignat-ès-Allier et La Roche Noire, les carriers du GIE de Bellerive et les représentants de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) qui a permis d’aboutir en 2017 à la création de l’Ecopôle du Val d’Allier dans d’anciennes gravières », explique Jean-Pierre Buche.

L’écopôle du Val d’Allier, une référence en matière de de renaturation d’un site de carrières

« La bonne compréhension des enjeux et  une réelle implication de chacun des acteurs ont transformé les dispositions contenues dans l’arrêté préfectoral de 2001 en un véritable projet de renaturalisation du site des carrières », poursuit le maire de Pérignat-ès-Allier, une commune de 1600 habitants située sur l’aire urbaine de Clermont-Ferrand.
« La gestion de l’après-carrière est fondamentale dans la crédibilité du projet d’exploitation », estime Jean-Pierre Buche. Selon lui, il y a un intérêt majeur à ce que l’ensemble des parties prenantes, à commencer par les carriers et les élus, se mobilisent très tôt pour finaliser le meilleur projet. « Il faut rencontrer un maximum d’acteurs potentiels, les pêcheurs, les marcheurs, les clubs de VTT ou d’escalade…, même si cela est exigeant en terme de temps consacré à la concertation », ajoute-t-il.

La biodiversité est plus importante aujourd’hui qu’avant les carrières

Pour l’élu, l’Ecopôle du Val d’Allier fait la démonstration, sur un même site, d’une bonne gestion de l’activité économique sur le long terme : après l’activité agricole ancestrale, une carrière pendant 60 ans, et aujourd’hui, retour à l’état sauvage avec un espace naturel accueillant de très nombreux visiteurs : promeneurs, pêcheurs mais aussi écoliers, étudiants, chercheurs… Des activités économiques, compatibles avec les orientations environnementales du site, comme le maraichage biologique, s’y sont aussi développées.
« C’est une belle vitrine pour les élus qui hésitent encore avant de permettre l’exploitation de carrières sur leur commune par crainte de voir naître des oppositions », assure le maire de Pérignat-ès-Allier, invitant ses collègues à venir visiter l’Ecopôle pour se faire une opinion.
« Les élus doivent savoir que des solutions comme celle-ci existent, qu’une fois l’exploitation achevée, le site d’une carrière peut être destiné à d’autres usages », insiste Jean-Pierre Buche.
Conscient du nécessaire équilibre à trouver entre préservation de l’environnement et besoin de matériaux, il livre enfin un argument qui, pour lui, est à prendre en compte au moment où de très nombreuses espèces disparaissent : sur le site, grâce aux réalisations effectuées dans le cadre du réaménagement, création de hauts fonds, etc., la biodiversité est plus importante aujourd’hui qu’avant les carrières.