Gestion de l’eau

Répondre aux exigences de la « loi biodiversité », en matière de perméabilité des sols notamment. Faire face aux crues à répétition qui génèrent d’importants dégâts… Avec la sécheresse qui gagne du terrain, la gestion de l’eau devient un sujet sensible, notamment pour les élus.
Voici quelques unes des questions qu’ils sont susceptibles de se poser à ce propos, et, en regard, quelques éléments de réponses.

Comment maintenir la perméabilité des sols ?

Comment limiter l’impact des crues ?

Comment maintenir la perméabilité des sols ?

Un rappel : la perméabilité des sols doit être préservée

Plan biodiversité (Capture site du ministère de la Transition écologique et solidaire)

En juillet 2018, le Plan biodiversité affirme la volonté du gouvernement d’atteindre l’objectif « zéro artificialisation nette ».
Un objectif encore rappelé mi-septembre 2019 par la ministre de la Transition écologique et solidaire à l’occasion de la « Conférence des villes ». Dans ce cadre, Élisabeth Borne a notamment pointé deux solutions : 1) « Ne plus artificialiser les sols » ; 2) « désimperméabiliser les sols et ramener la nature en ville ».
Par ailleurs, dès 2016, le Schéma Directeur de Gestion des Eaux (SDAGE) approuvé par le Comité de Bassin Rhône-Méditerranée visait « la forte réduction des nouvelles surfaces imperméabilisées ». Le nouveau SDAGE ira dans le même sens.

Les matériaux drainants peuvent apporter des solutions

Le béton poreux laisse passer les eaux de pluie

Selon les usages, divers produits répondent au besoin de perméabilité des sols : les bétons drainants (coulés en place), les enrobés bitumineux, les pavés poreux ou encore les résines perméables.
Ces matériaux drainants permettent aux eaux de pluie de s’infiltrer directement dans le sol, ou d’être drainées et stockées dans une zone tampon pour être ensuite acheminées vers un point d’infiltration.
Ainsi, au moment d’aménager de nouveaux espaces urbains ou d’engager un chantier de rénovation (chaussée…), choisir de réaliser les travaux de voirie avec des matériaux drainants peut faire partie des solutions pertinentes à mettre en œuvre.

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► Témoignage
Pour Daniel Hote, maire de Villemoirieu (38), « Le béton drainant, c’est très efficace ! »

Daniel Hote, maire de Villemoirieu

Alimenter une nappe phréatique. Eviter les inondations.
Telles sont les deux raisons qui ont guidé le choix des élus de Villemoirieu en  faveur du béton drainant.
Le bon choix, pour Daniel Hote, maire de cette commune de l’Isère (2000 habitants), car le drainage reste très efficace.
« Aujourd’hui encore, nous sommes très satisfaits du résultat », assure-t-il, avant d’ajouter : « Et cette efficacité s’inscrit dans la durée ».

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Des aides de l’Agence de l’eau peuvent être mobilisées

Lorsqu’une collectivité engage des travaux d’aménagement ou de réaménagement d’espaces urbains (voirie, parking, terre-pleins, piste cyclable…), elle peut compter sur l’aide financière de l’Agence de l’eau du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Cette participation est d’ailleurs loin d’être négligeable : elle peut atteindre jusqu’à 50 % du montant total des travaux.
Une seule condition requise pour obtenir ce substantiel appui financier : le maître d’ouvrage doit avoir recours à des techniques et des matériaux qui préservent la perméabilité des sols sur l’emprise du chantier. Cette exigence fait écho aux dispositions du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Rhône-Méditerranée.
Parmi ces techniques alternatives à l’imperméabilité des sols, figurent notamment les tranchées drainantes, les chaussées à structure réservoir et les revêtements poreux. Dans un document publié en 2017 et intitulé : « Vers la ville perméable ; comment désimperméabiliser les sols ? », le SDAGE évoquait d’ailleurs, dans ses annexes, ces diverses techniques alternatives à l’imperméabilité des sols.

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Comment limiter l’impact des crues ?

► Des crues de plus en plus fréquentes et destructrices

Le 15 octobre 2018 une crue du Trapel dévastait la commune audoise de Villegailhenc (1700 habitants), tuant deux riverains

A plusieurs reprises ces dernières années, la France a connu des épisodes de crues importantes, faisant parfois des victimes, comme dans l’Aude en 2018, et provoquant chaque fois de très importants dégâts.
Ces phénomènes climatiques tendent même à se multiplier. Suite à des orages violents, les eaux de pluie ruissellent sur des sols trop secs puis se déversent directement dans les cours d’eau qui, par conséquent, débordent et inondent les territoires qu’ils traversent.
Or, selon les experts, du fait du réchauffement climatique, cette tendance devrait aller s’aggravant. D’où la nécessité de rechercher des solutions permettant d’endiguer ces risques d’inondation, et d’en limiter les conséquences.
Les élus riverains des fleuves et rivières sont évidemment les premiers à s’interroger sur les solutions à apporter.

Une carrière peut jouer le rôle de sas

La Carrière d’Oytier (38) permet de temporiser les crues du torrent de Pétrier

Pour endiguer les phénomènes de crues, les écrêter, les carrières implantées à proximité des cours d’eau peuvent jouer un rôle déterminant, qu’elles soient en activité, en fin d’exploitation ou en projet.
En effet, leurs sites offrent un dénivelé négatif qui permet, soit de temporiser une crue (rôle de sas, d’écluse), soit même de l’absorber en l’aménageant à cet effet.

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