Attractivité des territoires : le rôle clé du foncier disponible

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Les intervenants de la table ronde sur l’attractivité des territoires : (de gauche à droite) Michel Raffin, Jean-Luc Raunicher, William Lafond et Benoit Demongeot

Les élus à la recherche de solutions renforçant l’attractivité de leur territoire ont souvent le réflexe « développement des infrastructures ». S’ils ont en grande partie raison, ils peuvent aussi s’appuyer sur l’argument du foncier.

« En matière d’attractivité, il faut veiller à maintenir un foncier disponible qui réunisse des conditions d’acceptabilité sociale », confirme Michel Raffin, chargé d’étude du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER).

La présence d’infrastructures ne fait pas seule l’attractivité d’un territoire. C’est ce qu’ont confirmé les différents intervenants de la table ronde portant sur ce thème qu’organisait l’UNICEM Auvergne – Rhône-Alpes à Lyon dans le cadre d’une récente assemblée générale.
Ainsi, pour Jean-Luc Raunicher, président du MEDEF Auvergne Rhône-Alpes, une entreprise va choisir de s’implanter sur un territoire qui combine un bon niveau d’infrastructures routières et digitales, un écosystème local favorable, une proximité avec des universités et un environnement favorable au bien-être de ses collaborateurs.
Foncier abordable – William Lafond, chef de projet « Aménagement » du GIE « La ville autrement », plaide en faveur du développement de quartiers qui accueillent à la fois des habitants, des commerces et des entreprises, précisant que l’essentiel du travail réalisé en amont des projets par son GIE est centré sur la recherche de fonciers abordables.
Foncier disponible – De son côté, Michel Raffin, chargé d’étude de la commission « Transport, aménagement du territoire et numérique » du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER), estime qu’en matière d’attractivité, « il faut anticiper et travailler sur le temps long en veillant à maintenir un foncier disponible qui réunisse des conditions d’acceptabilité sociale : environnement, biodiversité, loisirs… »
Mixité des usages du foncier – « Le foncier, c’est le nerf de la guerre », note Benoit Demongeot. Ce consultant de l’unité « Transports & Mobilités » du cabinet Algoé considère lui-aussi qu’il faut être attentif à « la mixité des usages du foncier », et qu’il vaut mieux « raisonner en terme de services à offrir plutôt qu’en terme de tuyaux (i.e. : infrastructures) qu’on additionne ».
Un projet porté par un leader – « Plus globalement, pour qu’un territoire soit attractif, il faut qu’il y ait un projet porté par un leader autour duquel un écosystème favorable va se mettre en place », remarque Michel Raffin, pour qui « il n’y a pas de territoire condamné ». Il conclut : « Hors des villes, il existe des potentiels du côté du numérique, du tourisme vert… L’attractivité est un combat ! ».

La présence d’infrastructures ne fait pas seule l’attractivité d’un territoire