Environnement, recyclage

Environnement : une priorité pour les carriers
Pour les entreprises membres de l’UNICEM Auvergne – Rhône-Alpes, la prise en compte de l’environnement est une préoccupation prioritaire. Elles n’ont d’ailleurs pas attendu que la réglementation les y contraigne puisque dès 1992, leurs instances nationales mettaient en place une Charte environnementale que beaucoup d’entre eux ont signée.

Une « Charte Environnement », support d’une démarche de progrès

En 1992, les producteurs français de granulats ont en effet mis en place une Charte environnementale qui est devenue en 2004 la Charte de toutes les industries extractives de l’UNICEM. Cette association, régie par la loi de 1901, a pour but l’amélioration des pratiques environnementales (elle est certifiée ISO 9001 depuis 2012).
Les 400 entreprises (dont une bonne quarantaine en Rhône-Alpes) qui adhèrent à la Charte s’engagent, pour l’ensemble de leurs sites (plus d’un millier à fin 2012, dont 108 en Rhône-Alpes, soit ¼ du total), à maîtriser leurs impacts environnementaux, à mettre en œuvre une concertation constructive et à développer leurs compétences environnementales.
L’association propose à ses entreprises adhérentes une démarche volontaire de progrès environnemental spécifique aux activités de carrières.
Cette démarche active, basée sur la participation des salariés, a pour objet l’amélioration continue des pratiques : les professionnels qui y sont engagés s’impliquent en parcourant un chemin de progrès (audits externes, plans d’actions, …) basé sur 80 critères environnementaux tout en bénéficiant de services d’accompagnement (conseils, études, formation…).
Ce chemin de progrès compte quatre étapes, définies selon un référentiel mis à jour en 2012. Fin 2012, 450 sites avaient atteint le niveau 4 (niveau maximum), dont une cinquantaine en Rhône-Alpes.

Réaménagement des sites : une pratique en continu

Reverdissement en cours d'une carrière
Le reverdissement en cours d’une carrière en exploitation

Désormais, le site d’une carrière peut est souvent réaménagé au fur et à mesure des phases d’exploitation, et ce, jusqu’à la fermeture du site : remblaiements à l’aide de matériaux issus de chantiers de proximité (terres de déblais pour l’essentiel), plantations de différentes essences, aménagements de voies de circulation (chemins…), aménagements de plans d’eau…
Il est à noter que les projets de remise en état et de réaménagement des sites sont le plus souvent élaborés par les carriers en concertation avec l’ensemble des parties prenantes : propriétaires des terrains, communes, riverains, associations, pouvoirs publics…
Une parenthèse – Ainsi, l’exploitation d’une carrière n’est plus qu’une parenthèse, dans le temps et dans l’espace, puisque le site est progressivement remis en état. Le projet de réaménagement s’intègre au territoire environnant. Il peut revenir à l’agriculture, répondre à des enjeux écologiques ou offrir un espace de loisir.
Biodiversité – Dans de nombreux cas, le réaménagement d’une carrière favorise le développement d’une flore et d’une faune diversifiées (biodiversité). D’anciennes carrières ont d’ailleurs été classées en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) ! Ainsi, il n’est pas rare que des carrières soient à l’origine de la création d’une zone ornithologique.

Le bardage en place limite les émissions de bruit et de poussière
Le bardage limite le bruit et les poussières

Lutte contre le bruit, les poussières, les émissions de CO2

La plupart des sites de production sont aujourd’hui dotés d’équipements qui permettent de limiter les émissions de bruit et de poussière : bardage, humidificateur…

Par ailleurs, les carriers et les producteurs de béton prêt à l’emploi mettent tout en œuvre pour limiter les émissions de CO2 : modernisation des engins, rationalisation des transports…

 


Recyclage : Auvergne – Rhône-Alpes déjà au top !

Recyclage 2Adeptes du développement durable, les professionnels des carrières et matériaux pratiquent le recyclage à grande échelle depuis plus d’une dizaine d’années. Une étude réalisée en Rhône-Alpes courant 2013 en fait la démonstration.

Faute de disposer de données tangibles permettant de se situer par rapport aux objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement, à savoir un taux de recyclage de 70 % d’ici 2020, l’UNICEM a initié en 2013 une étude fiable à l’échelle de la région Rhône-Alpes.
Première en France, puis déclinée sur l’ensemble du territoire national, cette étude confiée à la Cellule Economique Rhône-Alpes (CERA) a révélé de bons résultats pour la filière : ainsi, 75.5% des déchets inertes issus des déchets du BTP sont recyclés ou valorisés !

Les sites de la région Auvergne – Rhône-Alpes qui accueillent une activité de recyclage

L’objectif du Grenelle est quasi déjà atteint – Toutefois, le mode de calcul retenu pour le Grenelle, d’approche plus restrictive et prenant en compte les déchets non inertes, donne un taux de 60 à 62%… Un taux proche des 70 % qu’il faut atteindre en 2020.
Un tiers des carrières recyclent – Pour l’UNICEM, cette étude de la CERA a donc des allures de satisfecit : les carriers se voient confirmer le rôle central qu’ils jouent dans la filière construction, dans cette économie circulaire qui bénéficie à chaque territoire. Une carrière sur trois recycle ou valorise des déchets du BTP !

 

 

Capture guide graves chauléesDes progrès restent à faire, en matière de traçabilité notamment – Pour autant, des progrès peuvent encore être réalisés. Les organisations professionnelles œuvrent en ce sens, notamment par la mise à disposition de guides régionaux, comme celui portant sur le chaulage paru début 2013, permettant d’optimiser le recyclage des matériaux argileux. Il faut également accroître la traçabilité des déchets, depuis le chantier jusqu’au site de traitement. En effet l’étude montre qu’en Rhône-Alpes, chaque année, 1,2 million de tonnes sont encore déposées de manière illégale dans la nature !

D'ores-et-déjà, une carrière sur trois recycle ou valorise des déchets du BTP !
En Rhône-Alpes, en 2013, le recyclage assurait un quart des besoins en matériaux. Le recyclage compense donc pour partie la hausse globale de la consommation

Recyclage matériaux 2_modifié-1Les produits recyclés couvrent 24% des besoins – En recoupant les résultats de l’étude de la CERA avec ses chiffres de production, le syndicat des carriers souligne la part significative – 24 % – prise par le recyclage dans la couverture des besoins en matériaux. Le développement du recyclage a suppléé à la hausse de la consommation liée à la dynamique de la démographie régionale.

Valoriser plus ? Difficile ! – Toutefois, la part de produits recyclés dans la construction restera limitée. En effet, les 25% de déchets inertes qui restent recèlent peu de potentiel supplémentaire car constitués majoritairement de terres ou de matériaux argileux et ne pourront en aucun cas couvrir les besoins des années à venir.

Il faut donc préserver le maillage des carrières – Faute de pouvoir valoriser davantage de déchets issus des déconstructions, l’UNICEM attire l’attention de toutes les parties prenantes, les élus et les administrations notamment, sur la nécessité de conserver le maillage existant des carrières, maillage qui favorise une offre de proximité aussi bien pour l’accueil et le recyclage des déchets du BTP que pour les sables et graviers naturels.

Les carrières au cœur d’une économie circulaire

Une carrière alimente des industries implantées à quelques kilomètres de-là (centrales à béton, entreprises de transformation). Ces unités qui produisent des matériaux de construction desservent des chantiers du BTP eux-mêmes situés à proximité.
La carrière se situe ainsi en amont de la construction.
Quelques années plus tard, les routes, les bâtiments sont déconstruits. Les matériaux issus de ces déconstructions sont en partie réutilisés sur place (30%) ; le reste est acheminé non loin de là vers des plateformes de recyclage pour y être valorisé avant d’être réintroduit dans la composition de matériaux de construction.
Ce recyclage permet d’économiser 25%  de la ressource naturelle issue des carrières. Or, ces plateformes de recyclage sont souvent implantées à proximité des carrières, souvent sur le même site.
La boucle est bouclée : la carrière est à la fois le point de départ et le point d’arrivée de la filière construction et ce à partir d’un réseau de proximité. Elle est au cœur d’une économie dite « circulaire » !