Economie circulaire : un nouveau défi pour les collectivités locales

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Schema-conomie-circulaire-700x487La Région Auvergne – Rhône-Alpes prépare un Plan Régional de l’Economie Circulaire.

Ce projet concerne les collectivités locales, notamment lorsqu’elles décident d’investir dans des équipements (salle de sport, piste cyclable…).

Il intéresse également les entreprises de carrières et matériaux, et plus largement la filière construction.

Fin janvier 2017, la Région Auvergne – Rhône-Alpes initiait l’élaboration d’un Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD). Un plan, présenté par la Région comme « un outil opérationnel », qui va notamment s’intéresser aux déchets inertes du BTP, donc aux déchets que produisent les chantiers entrepris par les collectivités locales.

Aussitôt, via un article paru dans ce blog, les producteurs de matériaux issus de carrières s’étaient adressé aux élus pour leur rappeler qu’ils étaient en capacité de répondre à l’objectif de recyclage et de valorisation des déchets inertes du BTP. Grâce au maillage territorial de leurs carrières (une carrière tous les 30 kilomètres), ils peuvent concrètement leur proposer des solutions de proximité.
Si la Région Auvergne – Rhône-Alpes prépare un PRPGD, elle va aussi initier parallèlement un Plan Régional de l’Economie Circulaire (PREC). Là encore, les collectivités locales sont concernées au premier chef. Quand elles investissent dans un nouveau bâtiment ou dans l’aménagement d’une zone d’activité (travaux de voirie…), elles peuvent choisir des solutions, en particulier des matériaux, qui répondent aux critères de l’économie circulaire.

La pierre en phase avec les critères de l’économie circulaire

Or, en Auvergne et en Rhône-Alpes, la pierre et ses produits dérivés (béton…) satisfont nombres de ces critères.
Cette ressource est durable, ce qui permet à un bâtiment de connaître une seconde vie, à l’instar de la ZAC de Bonne, à Grenoble, qui a vu une ancienne caserne militaire transformée en éco-quartier.
D’autre part, les carrières qui produisent les matériaux de construction qu’utilisent les entreprises locales de BTP ont une faible empreinte écologique. Désormais, les sites de production sont progressivement remis en état, à l’aide de déchets inertes notamment, et sont rendus à la nature pour être reboisés, redevenir des terres agricoles ou accueillir des plans d’eau… Des espaces où la biodiversité ne cesse d’ailleurs de gagner du terrain.
Autre intérêt, et non des moindres : la pierre est un produit recyclable à l’infini. En Auvergne et en Rhône-Alpes, près de 60 % des matériaux de construction sont déjà recyclés pour être réutilisés sur d’autres chantiers, qui plus est à proximité du chantier dont ils sont originaires.
Car c’est là « l’atout numéro 1 » de la solution « pierre et ses produits dérivés » en Auvergne et en Rhône-Alpes : les carrières qui, pour un tiers d’entre elles, accueillent des plateformes de recyclage, sont toutes situées à proximité des bassins d’activité, donc des sites de construction, et ce grâce à une géologie régionale favorable.

Vers un label « Production 100 % locale »

Ces différents avantages ont d’ailleurs conduit la filière pierre sous toutes ses formes de la région à travailler sur le sujet de l’économie circulaire, envisageant même la création d’un label « Production 100 % locale », se basant en particulier sur la bonne répartition sur le territoire des carrières et des sites de transformation, en Auvergne Rhône-Alpes.
Cette réflexion sur l’économie circulaire les amenés à tenir le raisonnement suivant : à l’occasion de la réalisation d’un nouvel équipement, il serait pertinent de mettre en œuvre un partenariat associant les collectivités locales, les entreprises du BTP et les entreprises de carrières et matériaux pour favoriser l’économie locale de la filière construction sur un territoire de 20 à 30 kilomètres de rayon.
Le cercle vertueux de cette économie circulaire fonctionnerait de la façon suivante : les entreprises de déconstruction transportent les déchets de chantier jusqu’aux carrières locales qui, sur leur site, les recyclent ou les valorisent. Au retour, les camions de ces mêmes entreprises amènent jusqu’aux chantiers les matériaux nobles et les matériaux recyclés dont ont besoin les entreprises locales du BTP Et la boucle serait bouclée !